samedi 21 avril 2007

On s'approche de Cubal

Le train pour Cubal, sur fond de mer...


Le bourbier pour rentrer à Cubal et l'orage au fond qui menace d'empirer les choses

Ma future maisonn si tout se passe bien, rose s'il vous plait!


Recrutement aux chandelles d'un technicien agricole



Vue de Cubal, avec en fond, si on regarde bien, des petites montagnes de pierre




Encore de retour de Cubal !
Cette fois, on a eu une avarie sur la voiture ! Je crois que j’ai la poisse… Puis l’entrée de la ville était un vrai bourbier (voir photo) et comme on avait plus de traction avant à cause de la panne, il a fallu attendre qu’on gros bull Caterpillar vienne arranger la piste pour pouvoir passer… Cette fois, on a donc mis 8 heures pour arriver à Cubal… Après, boulot boulot boulot, et en speed parce qu’on avait déjà perdu beaucoup de temps.
Je crois que j’ai trouvé mon logement. Il ne reste plus qu’à négocier le prix… Elle est un peu grande pour moi, mais présente l’avantage d’être bien située dans la ville, d’avoir un jardin bien clôturé pour être à l’abri des regards, et puis il y de l’espace, c’est agréable ! Donc, vous êtes tous les bienvenus si vous ne savez pas où aller en vacances, si vous avez envie d’authenticité, d’aventure… Y’a de la place pour dormir ! Evidemment, il faut tout refaire, portes, fenêtres, électricité, eau, peinture,… mais dans 1 mois ça devrait être fini.
Nous avons également continué le recrutement de l’équipe technique, à la chandelle s’il vous plait (électricité seulement le soir, un jour sur deux pour ceux qui n’ont pas de générateur…). Nous sommes également allés sur le terrain. La zone de travail est immense, mais je me rassure en me disant que dans quelques mois, je connaitrais comme ma poche…
Bon, internet c’est vraiment une galere ici…
Vous me manquez tous, mais j'espere que vous aurez l'occasion de venir visiter ce pays!
Biosus à tous

samedi 14 avril 2007

Première visite à Cubal

Et bien le temps passe et mes résidences aussi !!! Me voilà dans mon 6ème logement, et peut être le dernier avant mon installation définitive. L’arrivée à Benguela s’est bien passée même si le voyage en avion n’était pas plus rassurant que ça… Vive les vieux avions avec deux moteurs à hélice…
Durant les 4 derniers jours, j’étais avec Arnaldo et Sylvain (venu de France) pour mettre au point pas mal de choses afin de lancer le projet concrètement.
Tout d’abord, un entretien avec un potentiel chef de projet (1 seul candidat a été trouvé en 2 mois…). Là, ça a été le stress. Le gars, ça doit être mon supérieur, alors il vaut mieux qu’on s’entende bien. Et là, je vois arriver une brute épaisse avec qui y’avait pas de risque que ça passe. 30 minutes m’ont suffit pour comprendre qu’il n’y avait pas moyen de bosser avec lui, pas le niveau pro et mentalité super rigide, mais la décision ne dépendait pas de moi, et n’ayant qu’un seul candidat, ils étaient obligés de baisser leurs exigences. Alors l’entretien se passe, j’essaye de déceler sur le visage de mes boss leur niveau de satisfaction…neutre…et puis ils lui proposent de venir à Cubal avec nous le lendemain, et puis le gars s’en va, et toujours pas de commentaire sur son recrutement, plein de trucs à faire, les choses s’enchaînent, et moi je reste dans le stress : ils croient que je peux bosser avec un gars comme ça ?
Quand nous nous sommes posés pour manger, le sujet est tout de suite arrivé, et là, soulagement, tout le monde était aussi dubitatif que moi. On l’a quand même emmené à Cubal avec nous le lendemain pour voir si ça s’arrangeait au niveau professionnel, mais je n’y croyais pas trop et je savais déjà qu’au niveau relationnel, y’avait pas de solution. Après 2 jours sur le terrain, la conclusion n’a pas changé et donc nous n’avons pas de chef de projet. Le recrutement va être relancé, mais il est probable, et j’espère un peu qu’on ne trouvera personne (sauf un super gars). La solution de rechange serait donc que Arnaldo soit le chef de projet à distance, en y consacrant 25% de son temps, que moi je dirige toute la partie opérationnelle, et qu’on trouve quelqu’un pour s’occuper de toute la partie administrative, compta, logistique. Donc, pas de boss incompétent au dessus de moi, le pied si ça se passe comme ça.
Mais Cubal, je n’ai pas encore parlé de Cubal ! Avant d’en parler, il faut quand même consacrer quelques lignes au voyage. Benguala-Cubal, C’est 4h30 normalement. Ne pouvant partir le mardi après-midi, nous décidons de partir le mercredi à 5 heures du matin, avec une voiture louée et son chauffeur. Après avoir poireauté 30 minutes sur le trottoir, le gars arrive. Et truc suspect, il roule super doucement. Normalement, un chauffeur a plutôt tendance à rouler trop vite… alors c’était suspect. Et puis il s’arrête à la pompe, parce qu’évidemment, il n’a pas fait le plein la veille, et ensuite il passe chez lui pour récupérer sa valise… et finalement, je comprend que le gars est un chauffeur de camion, et qu’il découvre la voiture en notre compagnie… Ca promet, parce que les pistes africaines, ça nécessite une certaine dextérité. Nous avons vite compris que ce voyage serait une horreur, il a roulé à deux à l’heure et n’a loupé aucun trou… Départ 5h30, arrivé 12h15, ça fait 6h45 de voyage, bien secoués…Que du bonheur. En plus, le gars, il a n’arrêtait pas de parler, et comme il arrivait pas à faire deux choses à la fois, il ralentissait encore plus et fonçait dans les trous… au retour, même topo, on avait envie de l’étrangler et de conduire à sa place ! Moi j’étais morte de rire, à l’arrière, en voyant la tête de Sylvain, à l’avant, qui était prêt à commettre un meurtre ! Le pire, c’est que je retourne à Cubal la semaine prochaine, et sûrement avec le même chauffeur…
Alors, Cubal… Et bah c’est bien sympa. Comme prévu, une petite ville à la campagne, avec pas mal de charme. Les gens sont cool, les choses bougent, on sent beaucoup de potentiel et d’énergie, ça n’a rien à voir avec l’Afrique de l’Ouest… Je pense que sans être facile, ça va être plutôt agréable de bosser ici.
C’est la fin de la saison des pluies alors tout est bien vert mais ça ne va pas durer, il ne devrait plus pleuvoir avant le mois de septembre. La végétation est plutôt de type savane arbustive. Il y a de beaux blocs des grès un peu partout, genre Fontainebleau, mais aussi d’énorme massifs de grès de plusieurs centaines de mètres de haut. C’est très joli ! J’ai rencontré une partie de l’équipe déjà. Numa, le directeur de l’ONG locale AADC qui est partenaire du projet. Très sympa, intelligent, un vrai clown quand il s’agit de négocier. Pila, qui sera chef de zone pour l’équipe technique, et quelques techniciens. Tout le monde est très sympa !
Nous avons regardé les potentielles maisons pour moi mais rien n’est décidé encore. En tout cas y’aura du boulot de réhabilitation à faire.
Je n’ai pas encore pris de photos parce qu’on avait déjà perdu beaucoup de temps sur la route…mais la semaine prochaine, vous devriez avoir une petite vision du truc !

Je profite aussi de ce blog pour féliciter Jerome et Silje pour ce beau bébé!

Bisous à tous

lundi 9 avril 2007

Luanda

Allez, on commence par quelques photos!

Tortues olivatres à Sao Tome

Plage de Sao Tome


Plage de la presqu'ile de Mussulo

Une rue de Luanda


Voici 5 jours que je suis arrivée à Luanda, capitale l’Angola ! Et quel dépaysement !

Cette ville est assez surprenante, avec de nombreux immeubles des années 60 complètement délabrés (un peu genre Sarajevo mais sans les impacts de balle), de vieux bâtiments colorés de l’époque coloniale rénovés, et des tours à la Dubaï en construction pour les compagnies pétrolières… que de contraste !

Les gens sont plutôt sympa pour le moment, mais la ville est très dangereuse et j’ai interdiction de marcher seule dans la rue. C’est un peu oppressant car quand il n’y a personne pour me sortir, je suis enfermée dans mon petit studio. Ah oui, petit détail, le petit studio en question n’a pas d’eau ni d’électricité depuis 72 heures, alors je vis un peu au rythme des poules et je me douche avec un seau d’eau… Les charmes de l’Afrique… Enfin, ici, c’est une Afrique différente de l’Afrique de l’Ouest, beaucoup plus dynamique, festive, moderne…

Je pars lundi pour Benguela, capitale de la province où je vais travailler. Je vais aller quelques jours sur le terrain, à Cubal. Attention…premiers contacts … j’aurai enfin un aperçu de ma petite vie ici…

Au niveau des communications, l’accès à internet à Cubal semble bien compromis, mais on peut toujours espérer… Mais j’irai en ville pour vous donner des nouvelles. Pour ceux à qui je manque trop, il y a quand même le téléphone, en espérant qu’il marche là bas !

Bisous à tous