samedi 17 novembre 2007

Week end Namibe Lubango

Et oui, nous sommes rentrés vivants, et à l’heure ! Maman, il ne fallait pas t’inquiéter !!! Un week end magnifique comme on voudrait en vivre toutes les semaines ! Bien organisé mais pas trop, pour laisser place à l’aventure et aux incertitudes, l’idéale. Nous avons donc fait route samedi après-midi en direction de Namibe, ville cotière la plus au sud de l’Angola. Jusque là, pas de problème, sauf que la route qui doit nous mener à destination n’a jamais été finie, les portugais ont visiblement dû dégerpire avant la fin des travaux. Nous roulons donc une bonne partie du temps sur une pseudo piste recouverte de grosses pierres où chaque roue à son rôle à jouer et où l’on comprend bien l’intérêt du 4x4... Là, je dis bravo aux pilotes, on a presque pas touché et posé la voiture juste une fois.


Une petite halte à la tombé de la nuit pour resserrer une roue ayant des véléités de liberté nous a permis de faire connaissance avec les habitants des lieux, les scorpions... De bons bestiaux faut dire... qui nous ont un peu fait flipper puisque nous allions dormir en leur compagnie non loin de là... C’est décidé, nous troquons les sandales pour les chaussures fermées...

Arrivés de nuit à notre lieu de campement (repéré par images satellites comme le reste du trajet grâce à Google Earth), un lit de rivière asséché (on prie pour qu’il ne pleuve pas dans les montagnes cette nuit là...), l’équipe s’organise pour monter les tentes et chercher du bois pour le feu. Les scorpions n’ont pas trop tardé à pointer le bout de leur dard, nous restons vigilants et gardons les tentes bien fermées. Couchés tôt, la nuit a finalement été longue, le sommeil se faisant capricieux dans cette chaleur. Le levé du soleil est finalement vécu comme une libération, repartons à l’aventure !Dimanche, nous continuons notre descente vers Namibe et après avoir passé le plus difficile, la route de pierre, nous arrivons sur un beau goudron où il ne manque que les ponts, tous emportés par le temps et la pluie. Les paysages sont magnifiques. Nous sortons d’une zone montagneuse arride sans âme qui vive pour arriver sur un immense plateau, aride aussi, longeant l’océan. Seuls les lits de rivières resemblent à de longues oasis sinueuses. Comme dit Camil, ici, on a une sensation de vertige horizontal !Halte de la journée, la plage du père d’un ancien collègue. Va savoir pourquoi ce bout de plage est à lui... les mystères angolais... Première surprise, ici, les vaches vont à la plage pour faire bronzette et perdre leur regard dans l’océan... Impressionnant. L’océan est magnifique mais violent, bordé d’une longue falaise qui rapelle Etretat. Pose pique-nique et baignade pour les courageux, c’est à dire pas moi...


Nous repartons ensuite pour Namibe, encore 2 heures de route, puisque nos voitures, pied au planché sur ce magnifique goudron, ne dépasserons pas les 120km/h.

Petite pose dans un bar de quartier, petit resto qui fini de nous achever après cette journée de route, nous repartons 40 km em arrière pour aller dormir sur une plage. Et oui, on en veut ! Arrivée à minuit sous les étoiles filantes, on en a de la chance.. Enfin, surtout ceux qui les voient parce que moi je suis pas très douée, pas assez concentrée...

Nuit bien mérité et on écrase jusqu’au levé du soleil pour découvrir le paysage magnifique où nous avions aterri la veille, le désert, la plage, les falaises, et cette superbe épave de bateau.



Pas de temps à perdre, cette journée sera la plus longue, nous devons boucler la boucle pour rentrer à Lobito, en passant pas Lubango. Et c’est reparti, un peu de goudron, beaucoup de piste en bon état, nous arrivons au pied du plateau où se trouve Lubango, un mur qui semble impossible à franchir où les portugais ont fini par construire une superbe route en lacets.

Arrivés en haut, nous découvrons la cascade qui nous permettra enfin de nous laver, l’eau est bonne et ça fait lontemps que je ne me suis pas baignée. On se refait Tahiti douche...

Après une pose rapide à Lubango pour acheter des fruits, la suite du voyage ne sera que route, mais dans des paysages tout à fait différents. Il y a maintenant de la forêt, il pleut, le rouge de la piste contraste avec le vert des feuilles et le gris-bleu du ciel, encore un éblouissement...

Le voyage pour moi s’arrêtera finalement lundi soir à Catengue, croisement avec la route qui mène à Cubal, je repars au boulot... Il reste aux autres encore 3 heures de route pour arriver à Lobito.

Aucun commentaire: